Résumé du projet

Implanté en 2021, le projet pilote Parascol’arts – J’ai léz’arts à cœur avait pour objectif d’accroître, de bonifier et de diversifier l’offre culturelle parascolaire destinée aux jeunes (de la petite enfance au collégial) résidant sur le territoire de la MRC de La Matapédia. Des activités de médiation culturelle en lien avec diverses œuvres et disciplines artistiques se sont données directement dans les milieux fréquentés par les jeunes.

À travers différents exercices pratiques et des échanges privilégiés avec les artistes, les jeunes ont pu expérimenter diverses formes d’art et ont plongé dans l’univers de la création artistique. Les activités ont touché à toutes les disciplines. Elles ont été proposées en introduction aux spectacles scolaires et familiaux présentés à la Salle Jean-Cossette. Les ateliers préparatoires ont permis aux jeunes de faire des liens entre leurs apprentissages et l’œuvre qu’ils ont ensuite découverte. Leur expérience a été beaucoup plus significative et évocatrice.

Plus de 180 ateliers ont été offerts gratuitement dans 10 établissements. Plus de 5 000 jeunes ont été rejoints par le projet. Le magicien Daniel Coutu, a été le porte-parole du projet. Une application mobile (pour les adolescents) et un passeport culturel (pour les plus jeunes) ont également été mis en place afin d’inciter les jeunes à prendre part aux ateliers.

Le centre Artenso à réalisé un bilan/analyse de l’expérience menée par Difussion Mordicus. L’objectif était d’analyser et de proposer des pistes d’amélioration du programme de médiation culturelle Parascol’arts – J’ai léz’arts à cœur. Voici le rapport de recherche complet ainsi qu’une forme synthèse :

Selon Diffusion Mordicus, L’INGRÉDIENT SECRET pour une recette de « Limonade » réussie est :

De bons spectacles, de beaux visuels et une planification serrée.

Diagnostic avant la réalisation du projet

Superficie du territoire desservi : 5 389 km²
Nombre de municipalités : 18 (MRC de Amqui)
Population : 17 925 habitants
Réseau scolaire : 13 établissements, 2 194 élèves (CPE + Centre de services scolaire des Monts-et-Marées)

Quel était l’état de votre programmation jeunesse ? (nombre de représentations par année)

Petite-enfance1
Primaire6
Secondaire6
Spectacles familiaux7

Quel était l’état de la fréquentation de vos spectacles par tranche d’âge ?

Nous avions déjà 100% de participation des enfants du primaire et du secondaire.
Pour la petite enfance, c’était un peu plus compliqué en raison du manque de financement des CPE pour les sorties. 

Quels étaient vos défis principaux en matière de programmation jeunes publics ?

D’arriver à financer plusieurs spectacles.

Quelle était la qualité de vos relations avec votre réseau scolaire ?

Elles ont toujours été excellentes.

Quelle était la qualité de vos relations avec votre milieu économique ?

Notre milieu supporte grandement son diffuseur depuis plus de 40 ans, et n’hésite jamais à faire la promotion des spectacles et de leur salle.

Quelle était la qualité de vos relations avec votre milieu politique ?

Toujours aussi excellentes. Nous avons démontré l’importance de la culture auprès du jeune public depuis de nombreuses années. 

Stratégies de développement

En lien avec le projet Opération Limonade, quelle a été votre stratégie de développement jeunes publics ?

Nous avons créé le projet Parascol’art, j’ai Léz’arts à cœur.

Avez-vous réalisé un plan d’action visant à sensibiliser et mobiliser davantage les acteurs scolaires, économiques et politiques de votre milieu?

Nous avons réalisé un nouveau visuel et une nouvelle approche auprès des directions d’école et auprès des enseignants. Nous avons approché chaque direction personnellement pour leur présenter le projet et ensuite avons demandé de nous affecter 1 personne responsable par école. Par la suite, nous avons rencontré les personnes responsables pour les sensibiliser au projet et au fait que le suivi de nos courriels est important.

Réalisation du projet

Quelles ont été vos réalisations concrètes ?

Tout au long de l’année scolaire 2021-2022, 180 activités de médiations culturelles conçues et animées par des artistes professionnels et des médiateurs culturels ont été offertes gratuitement dans 10 établissements de la petite enfance jusqu’au collégial. Ces ateliers proposés en complémentarité avec un spectacle scolaire ou familial présenté à la salle Jean-Cossette ont touché les disciplines artistiques suivantes :

  • art clownesque (13 ateliers)
  • chanson (11 ateliers)
  • cirque (21 ateliers)
  • conte (4 ateliers)
  • culture scientifique (62 ateliers)
  • danse (22 ateliers)
  • improvisation (2 ateliers)
  • magie (1 atelier)
  • musique traditionnelle (8 ateliers)
  • théâtre (36 ateliers)

À travers différents exercices pratiques et des échanges privilégiés avec les artistes et les médiateurs, les 5 000 participants âgés de 18 mois à 18 ans ont été amenés à expérimenter diverses formes d’arts et à plonger dans le formidable univers de la création artistique.

Aviez-vous des partenaires associés à vos projets ?

Au total, 7 partenaires ont contribué au projet financièrement : le Ministère de la Culture et des Communications, la Caisse Desjardins Vallée de La Matapédia, la MRC de la Matapédia, Sélectôtel d’Amqui, la Fondation Artquimédia, le député Pascal Bérubé et le Centre de services scolaire des Monts-et-Marées. Le ROSEQ a également soutenu notre expérience en tant que Ville laboratoire du projet Opération Limonade.

Quelles sont les grandes lignes de la gestion de l’enveloppe financière ?

L’enveloppe versée par le ROSEQ à été entièrement utilisée pour la réalisation des ateliers de médiation culturelle et artistique.

Bilan

Avez-vous réussi à augmenter votre nombre de représentations jeunes publics et l’achalandage aux spectacles ?

La fréquentation de spectacles jeunes publics en programmation régulière est demeurée la même pour toutes les tranches d’âge. Tout est relié à la popularité du spectacle ou de l’artiste sur scène.

Avez-vous réussi à pérenniser certains de vos projets ?

Nous sommes à l’évaluation du projet, la poursuite dépendra du financement.

Quelles sont les retombées socio-économiques de vos projets sur votre communauté ?

Comme les artistes de passage ont séjourné plusieurs jours dans la région, les retombés se sont traduites en location d’hôtel, de Airbnb, de repas dans différents restaurants et de visites touristiques pour certains.  

Vos relations avec votre milieu scolaire, économique et politique se sont-elles transformées ?

Comme nous avions déjà de bonnes relations, le projet a solidifié encore plus nos partenariats avec le milieu.

Avez-vous tenté des actions qui n’ont malheureusement pas fonctionné ?

L’embauche de ressources en médiation a été un échec : pas assez de financement et d’heure à offrir pour un poste à temps plein. Dans les personnes retenues, certaines ont utilisé nos formations pour partir ailleurs. Bref, on s’est ramassé avec tout le travail.

Si c’était à refaire, quels éléments de vos démarches modifieriez-vous pour en augmenter l’efficacité ?

Une meilleure analyse des impacts sur l’équipe régulière.
La quantité d’offres et d’ateliers était trop volumineuse.

Nouvelles perspectives

Vos démarches vous ont-elles ouvert sur de nouvelles idées de développement jeunes publics ?

Pas de nouvelles idées, mais une façon différente de voir le développement jeune public.

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